11 OCT. 2018

Sorbonne Université se réjouit de la distinction qui honore un membre de la communauté scientifique française Gérard Mourou, prix Nobel de physique 2018, avec Donna Strickland (Canada) et Arthur Ashkin (USA) pour leurs travaux en optique. 

Gérard Mourou et Donna Strickland sont distingués en particulier pour leurs travaux sur les méthodes de génération d’impulsions optiques et les lasers. Leurs recherches fondamentales ont permis de développer des outils utilisés dans l’industrie et la médecine.

Né en 1944, Gérard Mourou fait ses études supérieures à l'université de Grenoble où il obtient la maîtrise en physique en 1967, et à l’université de Paris, où il obtient en 1970 son doctorat de 3e cycle en « optique approfondie ». 

En 1973, il obtient pour ces travaux un doctorat d'État ès sciences à l'Université Paris VI, depuis Sorbonne Université, notamment pour des travaux sur les lasers à impulsions brèves menées à l’Université de Laval, Canada. 

Il rejoindra le laboratoire d'optique appliquée commun à l'École nationale supérieure des techniques avancées (ENSTA ParisTech) et à l'École polytechnique. Il y crée un groupe de recherche sur les lasers ultrarapides, avant de poursuivre sa carrière universitaire aux États-Unis de 1977 à 2005. 

En 1994, Gérard Mourou et son équipe de l'Université du Michigan découvrent que l'équilibre entre l'auto-concentration de la réfraction (cf. effet Kerr) et l'auto-atténuation de la diffraction par ionisation et raréfaction d'un rayon laser d'une puissance de l'ordre du térawatt dans l'atmosphère, crée des « filaments » qui se comportent comme des guides d'onde pour le rayon et empêche ainsi sa divergence. 

Il revient en France en 2005 où il travaille en particulier sur la « lumière extrême ».