16 mai 2018
Erasmus Sorbonne Université
Léa Mairaville © Léa Mairaville

Pourquoi avez-vous choisi de faire un double cursus sciences et histoire ?

Léa Mairaville : Après le lycée, j'ai postulé en double cursus sciences et histoire avec l’idée de devenir archéologue tout en gardant un côté scientifique qui me plaisait beaucoup et que je voulais approfondir. Très stimulant intellectuellement, ce double cursus m’a permis d’acquérir une bonne capacité de travail et de m’ouvrir de nouvelles portes pour la suite de mon parcours.

La troisième année de licence s’effectue à l’étranger. Pourquoi avoir choisi l’université de Durham ?

L. M. : L'anglais étant indispensable pour la recherche scientifique et historique, c'était pour moi une évidence de postuler en Angleterre ou dans un pays anglophone.

Il fallait également, pour mon projet d’études, que l’université d'accueil propose les deux domaines du double cursus à savoir la géologie et l'histoire. Enfin, je préférais choisir une université située dans une ville à taille humaine, plus calme qu’une capitale. Après une recherche assez longue en fonction de tous ces critères, j’ai été prise à l’université de Durham en Angleterre.

Quelles ont été vos démarches avant de partir ?

L. M. : Il a d’abord fallu trouver un logement, ce qui n’est pas évident depuis l’étranger - les groupes Facebook m’ont beaucoup aidée sur ce point. Une fois la question du logement réglée, j’ai recherché différentes sources de financement pour réaliser ce projet. Puis, je suis partie avec une amie faire un road trip pour visiter la ville et sa région.

Comment s’est déroulée votre intégration sur place ?

L. M. : La vie est très calme à Durham et correspond vraiment à ce que je cherchais. Ici, il n’y a pas de métro, on fait tout à pied ou en bus.

Pendant les premiers jours, mon objectif était de rencontrer un maximum de personnes pour pouvoir échanger et commencer à prendre mes marques.

La vie étudiante est rythmée et l'intégration à l’université s’est faite tout naturellement car les étudiants appartiennent à un système d’associations, appelées « colleges », qui facilite les contacts. Grâce à ces associations, j’ai notamment pu faire de la spéléologie et de la danse folklorique. Cela m’a permis de tisser des liens avec les autres étudiants. Par ailleurs, il existe de nombreux rendez-vous pour les étudiants Erasmus.

Et les cours ?

L. M. : Avant de partir là-bas, j’étais très excitée et en même temps très stressée quant au niveau de l'université classée troisième d’Angleterre après Oxford et Cambridge. Les enseignants ne font pas de différence entre étudiants anglais et étrangers. Cela a été dur au début car les méthodes de travail sont différentes et il fallait dépasser la difficulté de la compréhension de la langue. Mais je me suis accrochée et j’ai reçu le soutien d’étudiants anglais qui m’ont aidée pour les cours.

Qu’est-ce que cette expérience vous apporte ?

L. M. : Tout d’abord, j’améliore mon niveau d’anglais. Qu’importe nos capacités en langue au départ, l’immersion permet indéniablement de progresser.

Cela me permet de mûrir et d’oser tenter de choses nouvelles sans avoir peur de me lancer. Les gens sont ouverts et compréhensifs, ils nous aident. Enfin Cette année à l’étranger m'a donné le goût des voyages et l'envie irrépressible de partir encore plus loin.

Je renouvellerais cette expérience Erasmus sans hésitation, et je ne peux qu’encourager les étudiants à faire de même. Mais il est important de savoir où partir et discuter avec des anciens qui ont vécu cette expérience. Enfin, je recommanderais de faire un Erasmus sur une durée suffisamment longue car il y a un temps d’adaptation avant de pouvoir pleinement profiter de tous les bénéfices de cette expérience.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

L. M. : J'ai postulé dans un master d'archéologie environnementale, l'alliance parfaite entre l'histoire et la géologie. Et pour financer mes études, je vais travailler deux mois en tant que guide en Haute-Savoie et faire des visites en français et en anglais.