Inventer la santé de demain

Les progrès de l’ingénierie en santé et le développement des humanités médicales conduisent à de nouvelles approches médicales, tant au niveau des gestes pratiqués que dans l’appréhension du patient et de sa liberté.

Alexandre Carpentier, neurochirurgien, professeur à Sorbonne Université, faculté de médecine, fondateur de CarThera.

« J’ai deux défis : rendre la chirurgie moins invasive, plus efficace et moins chère et optimiser les traitements en favorisant la pénétration des médicaments dans le cerveau. Nous sommes les premiers au monde à avoir mis au point une technologie qui a révolutionné́ la chimiothérapie des tumeurs cérébrales et qui aura des applications pour d’autres pathologies comme la maladie d’Alzheimer ou la sclérose en plaques. Travailler au sein d’une université́ pluridisciplinaire, avec des chercheurs de très haut niveau dans tous les domaines, m’a permis d’aborder la maladie d’une manière totalement innovante. »

Pierre-Henry Tavoillot, philosophe, maître de conférences HDR à Sorbonne Université́, faculté des lettres, UFR de philosophie, préside le Collège de philosophie. Membre du Conseil d’analyse de la société́ de 2004 à 2013.

« La santé est devenue un enjeu majeur qui désormais, dicte les conduites, impose les rites et détermine les comportements. Elle fait office de guide de vie du berceau à la tombe. Avec des mutations profondes : que sera l’enfance quand les parents pourront décider des caractéristiques de leur progéniture ? Que sera la vieillesse quand les promesses transhumanistes de son abolition seront effectives ? Que sera la jeunesse quand tous les âges pourront prétendre la conserver ? Quant à l’âge adulte : existera-t-il encore ? La médecine du futur, préventive, prédictive, personnalisée et participative, porte de fabuleuses perspectives, mais aussi une transformation de nos vies. Nos chercheurs contribuent à les penser sans excessive prudence ni aveugle confiance. »

Construire la ville intelligente

En conjuguant nos forces en mathématiques, en informatique, en électronique avec celles des autres disciplines, il s’agit ici d’évaluer le potentiel d’utilisation du numérique et de l’intelligence artificielle.

Patrizia Ingallina, Docteur en géographie et aménagement de l’espace, spécialisée en architecture du paysage, architecte et urbaniste de l’Etat (Italie), professeure à Sorbonne Université́, faculté́ des lettres, UFR de Géographie et Aménagement.

« Les promesses et les défis de la ville intelligente se résument en une phrase : améliorer la qualité́ globale de la vie urbaine. Son ambition est la création d’un écosystème innovant et durable, profitant aussi bien des avantages offerts par le numérique que des bénéfices, en termes économiques et environnementaux, issus des énergies renouvelables dans la conception, la réalisation, ou la transformation, et les usages de quartiers urbains.
Penser de manière innovante les impératifs du développement durable avec ceux de la knowledge city, basée sur la connaissance, et caractérisée par des clusters innovants, ces enjeux sociétaux sont traités en interdisciplinarité́ au sein de Sorbonne Université́. »

Développer le dialogue interculturel

À travers une alliance stratégique avec des universités internationales, notre objectif est de contribuer, par l’enseignement académique, la formation professionnelle et la recherche, à l’ouverture de toutes les sociétés, à construire un monde plus uni, s’enrichissant des cultures de chacun. 

Éric Fouache, Professeur de géographie physique et géoarchéologie à Sorbonne Université, faculté des lettres, UFR de Géographie et Aménagement, vice-chancelier de Sorbonne Université́ à Abu Dhabi depuis 2012.

« À un moment où l’occident et le monde arabe vivent une crise majeure d’identité autour de l’Islam, disposer d’un campus dans un pays arabe fier de ses traditions mais décidé́ à construire un modèle de société compatible avec les valeurs occidentales est une aubaine. Sorbonne Université à Abu Dhabi est un lieu où se transmettent des savoirs faire académiques d’excellence. C’est aussi un lieu d’acquisition de compétences professionnelles à la française et un centre culturel où s’incarne la devise « un pont entre les civilisations ».
Exporter l’enseignement et la recherche, associer entre eux campus français et étrangers, sont des objectifs majeurs, contribuant au développement exemplaire de thématiques innovantes et au dialogue interculturel. »

Assurer la transition environnementale

Face au changement climatique, il est essentiel et urgent de trouver des solutions concrètes pour la vie de tous les jours.

Laurence Eymard, professeur émérite à la faculté des sciences de Sorbonne Université

« L’accord de Paris du 4 novembre 2016 donne une responsabilité nouvelle à tous les acteurs dans chaque pays pour engager fortement la transition environnementale : atténuation et adaptation aux changements climatiques, gestion équitable des ressources, préservation de la biodiversité́ et services écosystémiques.
Les compétences de Sorbonne Université sont nombreuses et variées dans tous ces domaines, elles peuvent et doivent être mobilisées pour que la transition se fasse au bénéfice de la société. »

Sylvie Brunel, après 17 années dans l’humanitaire, professeur en géographie à Sorbonne Université, faculté des Lettres, UFR de Géographie et d’aménagement, auteur de nombreux ouvrages, Grand Prix Edouard Bonnefous de l’Académie des Sciences morales et politiques, en 2016.

« Parce que la transition environnementale figure au cœur de la mutation des territoires et nécessite une adaptation des systèmes de production agricole, Sorbonne Université unit ses compétences en géographie, biologie, aménagement des territoires, climatologie pour permettre autant aux collectivités locales qu’aux grands acteurs publics et privés de disposer d’un cadre de pensée cohérent et global sur les évolutions du monde rural. Remettre le producteur agricole au cœur de la fabrication des paysages et de la biodiversité nourricière et réhabiliter la ruralité pour que les territoires restent vivants contribuent à l’intelligence des sociétés agraires et aide la terre à rester habitable, attractive et durable ! »

Préserver et transmettre le patrimoine pour l'avenir

Philippe Walter, chimiste, spécialiste des pratiques artistiques, directeur de recherche au CNRS, directeur du Laboratoire d’archéologie moléculaire et structurale, Sorbonne Université, faculté des sciences, UFR de Chimie et co-directeur de l’Observateur des Patrimoines de Sorbonne Université.

« Matériels ou immatériels, culturels ou naturels, tous les objets patrimoniaux obéissent à une définition commune : ce sont des biens collectifs hérités du temps long, investis d’un impératif de transmission aux générations à venir et appelant une protection.

La notion de patrimoine est au centre d’enjeux sociaux croissants : des communautés revendiquent leurs propres patrimoines pour affirmer leur identité, nourrir un combat politique, développer le tourisme et leur économie ...

En construisant des programmes interdisciplinaires et grâce une palette exceptionnelle de moyens techniques conçus pour ces recherches, Sorbonne Université participe à cette transformation des enjeux en déchiffrant les origines et les usages des objets patrimoniaux et en contribuant à leur conservation et à leur valorisation. Toutes les disciplines sont concernées : des humanités numériques aux neurosciences et à la science des matériaux. » 

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Mis à jour le 12 JUIN 2018