« En TD de mathématiques appliquées à l'informatique, nous sommes 10 filles pour 40 garçons. L'entourage a parfois du mal à nous prendre au sérieux quand on est une fille dans ce type de cursus. »

Depuis les débuts de l’histoire, des femmes ont su influer fortement sur l’avenir de l’humanité alors même qu'elles étaient sous représentées dans le domaine scientifique. Ainsi, elles ont réussi à accomplir des prouesses telles que la découverte de l’orbite elliptique de la Terre au IVème siècle av. J-C par Hypatie, l’invention du premier programme informatique au XIXème siècle par Ada Lovelace, la mise en évidence du virus HIV au XXème siècle par Françoise Barré-Sinoussi

Malgré l'évolution des mentalités, les femmes sont encore aujourd'hui bien moins nombreuses que les hommes parmi les étudiants en sciences et ingénierie.

Notre université n'échappe hélas pas à cet état de fait : les femmes ne représentent que 27% de nos étudiants dans la filière mathématique et informatique, et 34% dans la filière physique chimie.
Vu l'excellent taux de réussite de nos étudiantes, ce décalage est non seulement dommageable pour l'ensemble de notre société, mais il représente aussi une terrible injustice pour celles qui, avec de meilleures conditions financières et plus d’encouragements, auraient pu étudier dans la première université de France.

Face à cette situation, et pour lancer sur la voie de la réussite des dizaines de jeunes femmes méritantes, la fondation de Sorbonne Université a décidé de mettre en place un programme de bourses spécifiques : les Passeports pour les sciences Pluri'elles.

Ces bourses sur 4 ans sont réservées à des étudiantes ayant obtenu une première année de Licence avec mention "Bien" ou "Très bien", issues de milieux modestes.


© Alice Santini

Mis à jour le 17 MAI 2018